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Familles d'Arméniens catholiques de Smyrne
- Alberti: nom qui pourrait être la forme européanisée de Bedrosoglou ou encore, selon L. Missir, la forme italianisée adoptée par les descendants du négociant persan 'Albertos di Minas'
- Apack (ou Apak): originaires d'Ankara
- Ayazarian
- Balladur: arméniens persans qui seraient originaires d'Ankara; un firman (ordre écrit) du Sultan Sélim III les exemptait de tout impôt en les déclarant sujets français depuis 1795
- Barry: forme anglicisée des descendants du négociant persan 'Gaspar l'Ancien', famille Eschigaspar. L'on trouve des Barry en Grèce et en Angleterre
- Copri: ne pas confondre avec les Corpi et les Corsi, génois de Chios
- Issaverdens: du Nakhichevan (donc persans)
- Caraman: originaires d'Ankara
- Kelergioglou: originaires de Tocat
- Maggiar: qui ne sont pas hongrois mais bien arméniens
- Mattheysz (ou Mattheys): Richard Mattheys fut directeur du Crédit Lyonnais à Smyrne
- Micridis: autre ancienne famille persane de Smyrne, originaire du Nakhichevan. Voici les informations que j'ai pu collecter sur les Micridis lors de mes recherches sur les Mirzan (auxquels ils étaient apparentés4). Le nom Micridis vient du nom arménien Mkrtiç signifiant Baptiste. Il a ensuite revêtu diverses orthographes en fonction des transcriptions dans des langues étrangères. J'ai à ce jour relevé les variations suivantes, mais il en existe sans doute d'autres: Micridich, Micreditch, Michirditch, Micherditch, Micherdich, Mecherdir, Meguerditch, Merkedits, Mikirdiz. Il y a aux Etats-Unis des Mgrdichian dont on peut supposer qu'ils sont aussi des descendants de cette famille. Certains membres de cette famille se sont illustrés dans le négoce avec l'Italie. D'autres auraient contribué au développement de la viticulture en Algérie. Outre leurs liens avec les Mirzan, Balladur et Missir, les Micridis de Smyrne étaient alliés aux Privilegio (de Syra ou de Tinos), aux Aliotti, Caraman, de Andria, Giustiniani, Mattheysz, ainsi qu'aux Gondran (de Montpellier). Les registres de la paroisse Saint-Polycarpe5 font apparaître plusieurs mentions concernant la famille Micridis. On y relève ainsi que Giovanni de Meguerditch était l'un des témoins au mariage de Guillaume Jean Pagy, illustre famille marseillaise de Smyrne, en 1875. En 1786, le même Giovanni était témoin au baptême d'Etienne de Merkedits, 'premier enfant d'Emmanuel de Merkedits, marchand persan, barataire de France, et de dame Aneta de Mechitar'. D'après Livio Missir, le nom Micridis figurait également sur la pierre tombale de Catherine de Andria (née Micridis) dans le vieux cimetière de Kemer, rasé en 1967 et transféré au cimetière de Karabaglar. Enfin, il semble qu'un Jean Mikirdiz (1761-1807) soit enseveli à Saint-Polycarpe à Smyrne
- Mirzan: famille du Nakhichevan, établie à Smyrne depuis probablement le 17ème siècle. J'évoque à plusieurs reprises la famille dont je suis un descendant sur ce site, et en particulier dans l'article suivant http://www.sain.org/window/Denomin3.txt
- Missir: vieille famille du Nakhichevan également citée plusieurs fois sur ce site et dans l'article précité. L'un de ses descendants, Livio Missir est un des meilleurs spécialistes des minorités de l'Empire ottoman
- Murat:au risque de décevoir ceux qui, portant ce patronyme illustre, pensent descendre de l'aide de camp de Bonaparte en Italie, fait maréchal, puis Roi de Naples, la famille Murat de Smyrne est une famille d'arméniens catholiques de Khochekachène dans le Nakhichevan persan (comme les Mirzan et Issaverdens)
- Muzmuz (aussi Musmus)
- Naltpassioglou: ancètres d'Antonin Artaud (voir Enfants)
- Pambouthoglou: originaires de Tokat
- Pavlaky: L. Missir fait justement remarquer l'influence grecque dénotée par ce nom (le petit Paul en grec), comme celui de Pirgouly d'ailleurs
- Pirgouly
- Primi (?)
- Tocatoglou: originaires d'Ankara
- Topuz (ou encore Topouz): abréviation possible de Topuzoglou, originaires d'Ankara
- Yergane-Carapetents (ou Garabedentz)
- Zipsy: anciennement Gipsoglou (une origine tzigane est t'elle possible?)
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4La grand-mère de Pierre Mirzan (mon grand-père) était une Micridis (Virginie Micridis).
5Ces registres semblent avoir été en grande partie détruits lors des événements de 1922. Guillaume Arabadjian a pu consulter la fraction
de ces registres (couvrant la période 1782-87) qui est toujours conservée à la Chambre de Commerce de Marseille (une ordonnance de mars 1781 ayant
imposé le dépôt à Marseille des actes de l'état civil des français du Levant). Il nous a fait part des mentions concernant la famille Micridis contenues
dans ces registres ; ce sont ces mentions que nous reproduisons ici en les résumant. Avant lui, Antoine Gautier avait retranscrit une partie de ces registres.



